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20 juillet 2026
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Un projet immobilier à Bruxelles suscite de vives inquiétudes

Les riverains s’inquiètent notamment de la hauteur jugée excessive des bâtiments, la densification, l’absence de logements sociaux ou de logements familiaux, ainsi que du risque de saturation du stationnement et du manque d’un plan de mobilité global.

La commission de concertation communale d’Auderghem s’est réunie jeudi pour examiner la demande de certificat d’urbanisme du projet « Demey Park ». Le rejet du projet dans son état actuel a été quasi unanime parmi les nombreux habitants présents.

Porté par le groupe Redevco, ce projet prévoit la transformation du site actuel du Carrefour et du Brico du boulevard du Souverain en un quartier mixte comprenant 394 logements, 300 chambres de coliving, 9.756 m2 de bureaux, 26.000 m2 de commerces, 3.317 m2 d’équipements collectifs ainsi qu’un parc public de 2,4 hectares et une place communale de 5.000 m2. Le tout représenterait près de 96.872 m2 de surface plancher et environ 1.064 places de stationnement souterrain.

L’ambition du promoteur est de créer « le cœur vivant d’Auderghem », avec des rues piétonnes, une ouverture du Watermaelbeek, des toitures végétalisées et un vaste espace vert. Le projet s’inscrit dans le cadre du PAD (plan d’aménagement directeur) Herrmann-Debroux, approuvé par la Région en 2022.

Durant l’enquête publique, qui s’est tenue du 6 septembre au 5 octobre, 349 courriers ont été adressés à la commune. « On ne constate pas d’opposition frontale, mais de nombreuses craintes et demandes d’adaptation », a précisé l’échevin de l’Urbanisme, Matthieu Pillois (Défi).

Hauteur excessive des bâtiments

Les interventions des habitants ont porté sur la hauteur jugée excessive des bâtiments, la densification, l’absence de logements sociaux ou de logements familiaux, ainsi que sur le risque de saturation du stationnement et le manque d’un plan de mobilité global. Plusieurs riverains ont aussi dénoncé l’abattage d’arbres, dont un classé, et le manque d’études sur le vent et la gestion des eaux.

« Il y a un tel déni dans les chiffres de la part du demandeur qu’il faut refuser la certification », a lancé un intervenant.

Le collège communal rendra son avis avant la décision régionale sur les certificats.

https://bib.schreuer.org/revue-de-presse-memoire/un-projet-immobilier-a-bruxelles-suscite-de-vives-inquietudes.html
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